Évocation historique
Transmettre le savoir au cœur des villages

Introduction
À la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle, l'instituteur occupe une place essentielle dans la vie des communes françaises. Chargé d'apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter, il transmet également les valeurs civiques sur lesquelles la Troisième République entend construire une société de citoyens instruits.
Dans les villages de Provence, parfois éloignés des villes et dispersés entre montagnes, vallées et campagnes, l'école communale devient un lieu majeur de transmission et d'ouverture sur le monde.
Repères
1881
La loi du 16 juin 1881 établit la gratuité de l'enseignement primaire public. Elle permet à tous les enfants d'accéder à l'instruction, indépendamment des ressources de leur famille.
1882
La loi du 28 mars 1882 rend l'instruction obligatoire pour les enfants de six à treize ans et laïcise les programmes de l'école publique. L'enseignement moral et civique prend notamment la place de l'instruction religieuse dans les programmes scolaires.
1883
Dans sa célèbre lettre adressée aux instituteurs, Jules Ferry rappelle l'importance de leur mission éducative et morale. L'instituteur doit transmettre les connaissances tout en formant le jugement et la conscience des futurs citoyens.
1886
La loi Goblet du 30 octobre 1886 confie progressivement l'enseignement des écoles publiques à un personnel laïque. L'instituteur devient l'une des figures les plus visibles de la République dans les communes.
XXᵉ
Au début du XXᵉ siècle, l'instituteur est souvent une personnalité centrale de la vie communale. Dans les petites écoles rurales, il peut enseigner à plusieurs niveaux réunis dans une même classe. Lecture, écriture, calcul, histoire, géographie, sciences, morale et instruction civique structurent les journées scolaires.
Dans les villages provençaux, l'instituteur exerce parfois dans des conditions modestes : une classe unique, un matériel limité et des enfants d'âges différents réunis autour du même tableau noir.
Il accompagne la diffusion du français tout en enseignant à des enfants dont l'environnement familial peut encore être marqué par les parlers provençaux. Il ouvre les élèves à l'histoire, à la géographie et à un monde plus vaste que celui de leur village.
Par son enseignement, il offre aux enfants de nouvelles possibilités. L'école représente alors un chemin vers la connaissance, l'autonomie et l'émancipation.
« Un instituteur de village, qui transmet le savoir et ouvre les enfants au monde. »
L'instituteur ne se limite pas à transmettre des leçons. Il encourage la curiosité, révèle les aptitudes et donne aux enfants les moyens de comprendre le monde.
Cette figure historique a inspiré le personnage de Monsieur l'instituteur dans « Le train vers ma Provence ». À travers lui, François Anto rend hommage à celles et ceux qui ont consacré leur vie à transmettre le savoir et à ouvrir l'horizon des enfants.
Cette page propose une évocation historique générale. Le personnage de Monsieur l'instituteur appartient à l'univers artistique de François Anto.